jeudi 18 mars 2010

Mount Bruce, Elwyn Welch et le takahe

Notre périple dans le Tongariro nous a fait passer par un autre sanctuaire à nanimaux : Pukaha Mount Bruce. L'impression est très différente de Karori.


Anguilles, kereru et kaka

Pourquoi la différence ? Pukaha Mount Bruce est un centre réputé mondialement pour les programmes de reproduction en captivité d'espèces en voie d'extinction. Du coup, il y a plein de volières.

>> En lire plus sur le site de Puhaka Mount Bruce (Anglais) <<

Mais du coup, ça nous a permis de voir un monsieur kokako en train de bouloter son arbre préféré.



>> Le kokako sur Wikipedia (Anglais) <<
>> Le kokako sur le site du DOC (Anglais) <<

Mais l'hôte historique de Mount Bruce, c'est le takahe.

La redécouverte

Tout commença en 1957.... Ou plutôt en 1868, dernière année du 19ème siècle où un takahe a été observé. Jusqu'en 1948, il a été considéré éteint. Puis, un chercheur d'Invercargill, Dr Geoffrey Orbell, a retrouvé des traces, puis un oiseau, puis une population d'environ 200 oiseaux, dans l'Ile du Sud.


Dr Geoffrey Orbell en 1949 (à droite)


A l'époque, Elwyn Welch était un fermier du Wairarapa passionné d'ornithologie. Il avait commencé à expérimenter la reproduction en captivité du brown teal, un gentil canard aussi en danger. Au courant de ses résultats, la Wildlife Division le contacta pour tenter la même avec des takahe.

Fut alors montée une opération secrète, avec faux noms et tout et tout pour aller récupérer des petits et les ramener dans l'Ile du Nord. L'histoire ne dit pas pourquoi il fallait que ce soit secret... Mon hypothèse, c'est que vu qu'ils venaient d'être redécouverts, y a des gens qui auraient pas aimé qu'on les enlèvent à leur habitat naturel. Va savoir, Charles...


Elwyn Welch en 1957 (merci dnzb)

Enfin bon bref, notre bon vieux Elwyn, lui, avait élevé des poules pour qu'elles élèvent les petits takahe. L'opération fut couronnée de succès et quand elle fut rendue publique, plus de 13 000 personnes se sont déplacées pour voir les belles bêtes.

En 1961, Edwyn Welsh vend sa ferme pour partir au Nigéria, où il mourra de maladie seulement quelques mois plus tard.

Source : biographie d'Elwyn Welch sur dnzb

Le takahe

Le takahe fait partie des rallidés. C'est une famille extrêmement diverse, mais globalement, ils préfèrent la marche au vol. Certaines espèces sont migratrices, mais la faiblesse de leurs aile fait qu'ils sont très susceptibles de se faire promener par le vent.


Takahe et son petit


C'est ainsi qu'il y a environ 10 millions d'années (d'après certaines sources), certains se sont plantés de chemin et ont atterri en Nouvelle Zélande, où la bisounoursitude de l'habitat leur a fait perdre totalement la capacité à voler.

Il ne faut pas le confondre avec son cousin pukeko, qui lui n'est arrivé qu'il y a environ 1000 ans, et sait voler. Si vous voyez un truc ressemblant dans un champ, c'est forcément un pukeko.


Ceci est un pukeko


Ne sachant pas voler, les takahe ont fini par se séparer en 2 espèces : le takahe de l'Ile du Nord, aujourd'hui éteint, et le takahe de l'Ile du Sud, dont il reste environ 160 exemplaires en état de marche.

Manque de bol pour eux, l'homme est arrivé. Ils ont servi d'amuse-gueule aux Maori, avant de se faire décimer par tous les méchants nanimaux ramenés par les occidentaux. A noter que son principal ennemi est le cerf. Ce dernier, ramené pour faire plaisir aux chasseurs, se trouve boulotter les mêmes herbes que notre sujet.


Bouh grrr méchant cerfs !


Résultat, ben le takahe il crève la faim. Ajoutez à ça une année froide, et ça décime les troupes. Bref, y a du boulot pour arriver à le conserver pour de bon...

>> Takahe sur Wikipédia (Anglais) <<
>> Takahe sur le site du DOC (Anglais) <<

jeudi 11 mars 2010

Bienvenue en Chine !

Et voilà nous aussi on a un super filtre internet au niveau du pays.
On ne connait évidemment pas les sites qui sont filtrés (pensez-vous ma bonne dame).
Alors bien sûr, l'excuse foireuse pour pouvoir gentiment décider de ce que citoyen peut ou ne peut pas voir, c'est que ça va empêcher tous les méchants pédophiles et terroristes de la terre de faire des choses très très méchantes.
Je vais pas rentrer dans les détails technique mais c'est a priori relativement simple à contourner.
Ils auraient mieux fait de payer des policiers à écouter le traffic (comme des écoutes téléphoniques sauf que ça fait pas clic) et à arrêter les méchants plutôt que ralentir internet et ouvrir la porte grande ouverte pour qu'un tas de bureaucrates bêtes puisse marcher sur nos libertés sans qu'on le sache (je répète la liste est secrète).
Bref, c'est totalement débile.

Hé ! Ho ! Rigolez pas trop par chez vous ! Je vous aie bien vu vous faire voler votre présomption d'innocence pour le bien des "majors". Oui, oui, je parle d'Hadopi. Bon, la différence, c'est que le conseil constitutionnel a plutôt bien fonctionné sur le coup mais le principe reste tout de même qu'on est coupable jusqu'à preuve du contraire.

Bon hop ce week end, on file Auckland (oui oui on arrête pas, on a au moins deux postes de retard pour vous raconter ce qu'on fait le week-end !).

mercredi 10 mars 2010

L'autre Tongariro : 42 Traverse et lac Rotokura

Y a quelques week-ends de cela, on a décidé sur un coup de tête qu'on allait remonter dans le Tongariro et faire une des ballades à vélo mythiques du pays : la 42 Traverse.

42 Traverse

La 42 Traverse fait 48 km. Elle n'est pas à 42° de latitude (Wellington est à 41° seulement). Donc toutes mes hypothèses sur l'origine de ce nom à la con sont à l'eau. Je dois la vérité au site du DOC :

La 42 Traverse traverse le Tongariro Forest Park. A l'origine, c'était une forêt exploitée pour son bois, la State Forest 42. Evidemment, juste pour me contrarier, il y avait 43 moulins à bois. Le dernier a fermé en 1978, quand le dernier arbre a été coupé. A ce moment-là, l'Etat a proposé d'en faire des fermes et une forêt d'élevage.

Mais que nenni, tous les locaux étaient d'accord que c'était une mauvaise idée, et qu'il fallait en faire un parc naturel. Ce fut chose faite après 9 ans de négociations, en 1987. Et grâce à ça, tout le monde en profite aujourd'hui : 4x4, motos, vélos, piétons, pêcheurs, chasseurs, kiwis, etc.



Seule déception de la ballade : une fois arrivés en haut de la grosse montée, ils ont oublié de mettre une belle vue. On est totalement entouré de bush... Du coup peu de photos.

Lake Rotokura

Le lendemain, avant de repartir dans nos pénates, on a été faire un petit tour vers le lac Rotokura et Dry Lake. Manque de bol, y avait quelques nuages qui nous ont caché le Ruapehu...

Ce qu'on a vu



La version sans nuage


Merci TotalTravel

dimanche 28 février 2010

Du Coromandel à Wellington

Je me disais que j'allais écrire de belles histoires sur notre périple dans l'Ile du Nord avec Claude et Jean-Claude, mais un week-end de vélo plus tard, il faut se rendre à l'évidence : c'est beaucoup trop de travail !

Donc vous n'aurez droit qu'à une sélection de photos. Les deux spécimens sus-cités ont désormais quitté le pays et devraient atterrir en France bientôt, plein de mémoires et de photos qu'ils partageront de façon sûre.

Coromandel

On a commencé très roots : camping du DOC au bord de la plage, avec douches froides, toilettes chimiques et pas d'eau potable... Mais on s'en fout, on avait une belle tente :-) (Merci aux contributeurs !)



>> Toutes les photos du Coromandel <<

Rotorua

Un passage éclair d'une soirée + un matin nous a permis de nous essayer aux poi et au haka, respirer des vapeurs d'oeuf pourri et nous frotter aux geysers de Te Puia et Wai-o-Tapu.



>> Photos de Rotorua (début) <<
>> Photos de Rotorua (suite) <<

Taupo

Le passage à Taupo a été encore plus éclair, mais on a trempé les pieds dans les sources chaudes de Spa Park, où un ruisseau totalement brûlant rencontre les courants frais de la Waikato River.



>> La photo de Taupo <<

Tongariro

Les conditions climatiques étaient simplement idéales pour faire le Tongariro Alpine Crossing. Pendant que Claude et Jean-Claude montaient tranquillement, on a tracé avec Jeff jusqu'au sommet du Mont Tongariro. Ca vaut son pesant de cacahuète !



>> Photos du Tongariro (début) <<
>> Photos du Tongariro (suite) <<
>> Photos du Tongariro (fin) <<

Mahia Peninsula

Après tous ces efforts, il a fallu aller se reposer à la plage. Mahia Beach nous a offert de la belle mer, des belles vues, avec des crustacés et une réserve à proximité. Que demande le peuple ?



>> Photos de Mahia <<

Porangahau

Enfin, pour rendre le trajet jusqu'à Wellington moins long, on a décidé de le couper en deux, ce qui nous a fait nous arrêter à Porangahau. C'est totalement paumé, derrière plein de collines à moutons... Les gérants du camping étant en vacances, et leur voisin à la pêche, on a même eu du mal à payer.



>> Toutes les photos de Porangahau (enfin, par là-bas) <<

Wellington

Une fois arrivés à Wellington, on est retournés travailler avec Jeff, du coup pas de photos de cette fois-ci, mais vous pouvez quand même profiter des photos d'avant :

>> Toutes nos photos de Wellington <<

A bientôt pour de nouvelles aventures :)

mardi 23 février 2010

Now that's what I call music!

On est bien rentrés de nos vadrouilles avec Claude et Jean-Claude dans tout plein d'endroits de l'Ile du Nord... Puis j'ai encore eu une frayeur d'ordi qui a retardé le tri des 438 photos, mais j'y suis presque maintenant. D'ailleurs, j'aurais besoin de quelqu'un qui s'y connaisse un peu en botanique.

Une idée du nom de cette fleur et de la plante qui va avec ?



Mais sans plus attendre, voici l'origine du titre de ce pote. Je ne remercie pas mon collègue Shane pour le lien...

jeudi 4 février 2010

En vadrouille !

Et hop on est reparti pour un tour.
En même temps, on a pas vraiment pris de vacances à Noël, on a juste profité des grands week ends.
On va retrouver la mère de Flo à Coromandel en traçant vite fait avec la voiture et on redescend tranquillement sur Wellington en passant par Rotorua, Tongariro et Hawkes Bay.

A dans deux semaines avec pleins de photos !

jeudi 28 janvier 2010

Répète après moi : il fait beau et chaud

Le week-end dernier, c'était week-end de 3 jours. Et comme tous les week-ends depuis le mois de Novembre, il a fait moche. Evidemment, il fait beau la semaine, sinon ce serait même pas drôle...

Bref, pour nous convaincre qu'il faisait pas si terrible, on est sortis se promener, deux fois, même !

Queen Elizabeth Park, Paekakariki

>> Voir sur une carte <<

Sur la Kapiti Coast, on en avait vu le panneau 150 fois en passant sur la State Highway 1. Au final, c'est pas bien grand mais mignon, et avec des petits oiseaux. On peut y faire du tram, du cheval, du vélo, des pieds ou des pique-niques... Bref, y a l'embarras du choix.



East Harbour Regional Park

>> Voir sur une carte <<

On avait déjà été à Pencarrow Head, de l'autre côté de la baie de Wellington, un certain nombre de fois. Y a un gentil chemin très populaire qui longe la mer bien à plat. Mais cette fois, on a choisi l'option fun : passer de l'autre côté de la colline et aller faire les fous autour des petits lacs. Et c'est vraiment super joli et rigolo. Y a des montées un peu de ouf, qui nous ont bien fait mal aux jambes pour cette reprise de VTT... Mais jamais bien longues parce que c'est des petites collines.

J'en profite pour remercier tracks.org.nz sans qui on aurait pas trouvé tout ça. Ce site est vraiment super bien fait et il a des milliards et des milliards de ballades enregistrées (au moins !), avec coordonnées GPS et tout. Que du bon !



Bref, c'était bien tout ça, et ça nous a quand même tenu chaud, jusqu'à ce que le soleil revienne mardi.

Et aussi, ça m'a permis de jouer tout plein avec autostitch ! Autostitch, c'est un logiciel magique. Tu fais plein de photos n'importe comment autour de toi, sans trépied, sans rien, avec des réglages de lumière qui ont rien à voir... Et il arrive à reconstruire le panorama sans problème. J'aime *^_^*



>> Plus d'infos sur autostitch <<

PS : Je m'excuse platement pour les photos de piètre qualité... L'objectif de l'appareil était totalement très sale et je m'en étais pas rendu compte :)

lundi 25 janvier 2010

New Year's weekend: Queen Charlotte Track

La fin du mois et nos prochaines vacances approchant, il vaut mieux que je me dépèche de finir nos aventures du Nouvel An.

Nous voici donc partis pour 4 jours de marche sur la Queen Charlotte Track, qui longe la Queen Charlotte Sound, dans les Marlborough Sounds.


Merci Wikipedia :)

Les Sounds sont des vallées qui, le temps et la géologie aidant, ont été englouties par la mer. La Queen Charlotte Sound est la plus connue des Sounds de l'Ile du Sud, parce que le ferry passe au milieu. Elle a été nommée du nom de la Reine d'Angleterre en vogue à l'époque où James Cook et Abel Tasman se doraient la pilule dans le coin.


Captain James Cook, merci Te Papa :)


Jour 0

Le ferry nous a menés le 31 Décembre à Picton, où on a dégusté du foie gras et du champagne en regardant du Pulp Sport en série, avant de nous finir en regardant un joli feu d'artifice



Jour 1

Nous voilà partis en water taxi pour le départ de la marche : Ship Cove. Captain Cook a passé pas loin de 6 mois à Ship Cove, en 1770, à réparer son bâteau, faire récupérer son équipage, et découvrir les moeurs locales. Du coup il a eu droit à un superbe mémorial que notre chauffeur de water taxi n'aime pas du tout...


Le mémorial en 1939, merci NZETC


>> Lire l'histoire de l'arrivée de Cook à Ship Cove <<

S'ensuivent 9h de marche avec des sacs bien chargés, et des weka qui n'ont pas arrêté de nous poursuivre. Une fois arrivés à Camp Bay, les pieds endoloris, on se rend compte qu'en fait c'était pas de Ship Cove qu'on voulait partir, mais de Resolution Bay, 2h de marche moins loin...



Jour 2

Bravant le mal au pied et les sacs lourds, on profite du fait que le temps se soit couvert pour ne pas cramer. Une fois arrivés à notre point de chute à Black Rock (à 300m d'altitude), il se met à faire super beau, et on regarde les nuages passer paisiblement.



Et en plus, on est tous seuls dans ce camping... avec 2 wekas.

Jour 3

Après avoir séché notre tente tant bien que mal, et réparé les sortes d'ampoules/trucs bizarres sur les pieds de JiBS, on repart de Black Rock, bon pied bon oeil. Et là, il commence à pleuvoir. Après avoir bravé les rafales de vent chargées de pluie et déjoué les innombrables pièges tendus par les arbres avec leurs racines, on arrive enfin à Mistletoe Bay.



La bonne nouvelle, c'est que c'est un vrai camping avec des douches chaudes (et des alpagas) !

Jour 4

Re-bonne nouvelle, il fait beau, et en plus on a trois fois rien à marcher. Du coup on se la coule douce et on fait coucou aux moutons, avant de reprendre le water taxi puis le ferry direction la maison.




Weka weka weka

Le weka est un autre de ces oiseaux endémiques qui ne savent pas voler. Il en existe 4 espèces, dont le tempérament diffère beaucoup. Dans l'Ile du Nord, ils sont timides, réservées et restent dans les fourrés. Dans les Marlborough Sounds, au contraire, ils viennent vous voir sans arrêt.



>> Plus d'infos sur le site du DOC <<

jeudi 21 janvier 2010

Interlude - Worst movies ever

J'ai presque eu envie de mettre ce post dans la catégorie Boire... Pour me donner un peu de temps pour trier et renommer les photos de notre week-end du Nouvel An, voici une sélection de notre ami Youtube :

mardi 19 janvier 2010

Christmas weekend Pt 2 - Whanganui

Continuons nos aventures...

Après avoir trottiné autour de Monsieur Taranaki, départ pour Raetihi, ville où y a à peu près rien, sauf un camping (du coup pas de photos).

Le lundi, on part affronter la Whanganui River. On a trouvé des gens qui organisent un trip sympa : remontée de la rivière en jet boat le matin, petite ballade et pique nique au Bridge to Nowhere, puis retour en canoe, puis fin en jet boat parce que le canoe, c'est pas très rapide en fait...



L'autre histoire : le Bridge to Nowhere

Ce Bridge to Nowhere est un rescapé de l'histoire de l'aménagement du territoire kiwi... Un pont qui sert à rien, entre rien et encore plus de rien. Et le pire, c'est que ça a toujours été comme ça !


Le Bridge to Nowhere (et JiBS)

En 1917, il fallait recaser les soldats revenus de la guerre. Le gouvernement de l'époque a alors acheté plein de terres un peu partout pour les mettre dessus. Ca incluait ce petit coin de verdure autour de la Whanganui River. C'était pas mal pensé : à l'époque, les routes étaient à peu près inexistantes dans le centre de l'Ile du Nord, et la Whanganui River servait d'autoroute avec de gros bâteaux à vapeur.


Bâteau sur la Whanganui River, 1930, merci NZETC


40 familles se sont donc installées dans la vallée, ont tout déboisé, ont planté de l'herbe, puis des moutons. Ca a pas trop mal marché au début, mais les terres étaient peu fertiles, et puis elles ont commencé à s'éroder à cause du déboisement, et puis y a eu la crise. En plus de ça, la laine du coin ne se vendait pas, parce qu'elle arrivait noire au marché, après deux jours passés dans les fumées du charbon du bâteau.

Les familles commencèrent à en avoir marre et partaient une par une de la vallée. Pour essayer de rebooster l'histoire, le gouvernement décida de faire une route qui devait devenir l'autoroute majeure pour traverser l'Ile du Nord. Il y eut donc creusage et construction sur 70km, puis construction du pont en 1936. A l'époque, il y avait encore 12 familles. Les travaux n'ont jamais continué plus loin que le pont, puis en 1942, une crue a emporté 40km de la route.


Vestige des colons

Il ne restait plus que 3 familles. A ce moment-là, le gouvernement a décidé d'arrêter les frais, a fermé la route, et a demandé aux irréductibles de déménager. Depuis, la nature a repris ses droits, et il ne reste quasiment plus que le pont en souvenir de toutes ces familles.

>> Plus d'infos sur la brochure du DOC (pdf) <<

Et chose hallucinante, y a la même histoire en Californie ! Ils ont aussi un Bridge to Nowhere là-bas, qui a été abandonné dans les mêmes conditions...
>> L'histoire du Bridge to Nowhere de Californie <<

Finissage au soleil

Après tout ça, on a laissé JiBS à Ohakune sous une pluie battante, avec le maigre espoir qu'il puisse faire le Tongariro Crossing le lendemain. Pendant ce temps, on a rejoint le soleil, pu admirer une démo de speedsters à Wanganui, et fini notre parcours par un détour à Makara Beach, un village de pêcheurs caché derrière Wellington.



Et il a bien fallu retourner au travail le mardi, pendant que JiBS loosait dans sa chambre d'hôtel : toutes les ballades étaient fermées pour cause de temps épouvantable :-/

samedi 16 janvier 2010

Christmas weekend Pt 1 - Taranaki

Un des trucs que j'aime avec Noël ici, c'est que non seulement on a deux jours fériés, Noël et Boxing Day, mais en plus, on les a quoi qu'il arrive. Si un ou les deux jours tombent pendant le week-end, la fériéitude est reportée aux lundi et mardi suivants.

Bref, ça permet d'avoir un week-end de 4 jours quasiment tous les ans. Et cette annéee, on l'a passé avec JiBS, dans le Taranaki et le Whanganui National Park.



Un peu d'histoire

Selon la légende, le mont Taranaki vivait à l'origine dans le plateau central, avec ses potes Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro, et la belle Pihanga. Taranaki était totalement amoureux de Pihanga, mais elle était totalement mariée au vieux sage Tongariro.

Ne tenant plus, Taranaki essaya quand même de la séduire, ce qui déplut fortement au mari. S'ensuit une bataille entre les deux monts, qui s'acheva par la défaite de Taranaki.

Celui-ci s'enfuit dans la nuit vers l'ouest, plein de rage et de peine. Au matin, il atteignit la mer et décida de se poser là, en regardant vers le nord.


Image: Te Ara


Sur son passage, il avait déchiré la terre et créé une immense gorge. Au petit matin, l'eau se mit à couler depuis le Tongariro et remplit la gorge pour former la Whanganui River.

Et comme d'habitude, il existe une foultitude de versions de cette histoire selon l'iwi (tribu) qui la raconte...
>> Lire une version alternative sur Te Ara (Anglais) <<

Et puis nos aventures

Après un bon repas de réveillon comme il se doit, nous voilà partis pour le Taranaki le samedi 25 Décembre. On a bien eu la win au niveau temps, et cette fois, on a réussi à voir le Taranaki, d'habitude enveloppé dans un manteau de nuages...



Après l'avoir moultement contourné, on arrive à Opunake, où on pose la tente à côté de la plage.



Le dimanche, ballade autour du Taranaki lui-même, avec des forêts enchantées, des ponts suspendus et des cascades.



Cette forêt est quand même pas du tout pour les hobbits : y a des marches qui sont taillées pour les géants. Autant dire que c'était piece of cake pour JiBS, et légèrement relou pour moi...



La suite au prochain épisode...

jeudi 14 janvier 2010

Oh la belle bleue

Je suis totalement en train de préparer les photos et un résumé de nos deux week-ends de 4 jours, promis !

En attendant que tout ça soit prêt, voilà un petit filler plein de plancton en train de germer. Même que ça fait tout joli dans la mer :)



>> Lire l'histoire sur stuff <<

dimanche 10 janvier 2010

Bonne année 2010 à tout le monde !

Pfiou on a fait tout pleins de choses pendant nos "pas vacances" de Noël.!
Le week end de pluie est tombé à pic pour se reposer à rien faire.
Pleins de photos à suivre.

En attendant, bonne année 2010 à tout le monde !

dimanche 20 décembre 2009

Petit break

Demain on accueille Monsieur Jibsouille qui nous arrive de France, du coup y aura probablement pas de posts jusqu'à ce qu'il soit reparti en janvier, parce que bon, tant qu'à faire, on va passer du temps avec lui plutôt que de faire du blog et du Facebok :-)

Pour nous faire pardonner (ou pas...), j'ai mis en ligne des photos de Tinakori Hill, le parc au sommet de la colline oùsqu'on habite.



vendredi 18 décembre 2009

L'autre Kiwi

Chez ma maman, y a du cirage à chaussure qui s'appelle Kiwi...



Et jusqu'à aujourd'hui, j'avais vraiment jamais fait le rapprochement avec le piti kiwi de la Nouvelle Zélande !

J'étais tranquillement en train de lire un article sur le zozio symbole de la Nouvelle Zélande, et c'est là que j'ai découvert toute la vérité !
>> Lire l'article sur le kiwi dans Te Ara <<



A l'origine, le cirage Kiwi a été créé par un Australien (c'est bien malin !). Mais sa femme étant Néo Zélandaise, il a trouvé que Kiwi serait un chouette nom, facile à retenir et qui sonne bien. Et puis bon, un kiwi c'est mignon aussi, donc ça faisait un joli logo... Il a réussi à s'incruster dans les fournisseurs préférés des armées British et Américaines pour la première guerre mondiale. Après ça, tout a roulé sur des roulettes, tant et si bien qu'ils détiennent aujourd'hui 53% des parts de marchés mondiales !
>> Lire l'article sur Wikipedia <<
>> Lire l'historique sur le site officiel<<

Et ils sont toujours bien placés auprès de l'armée, assez pour produire un cirage spécial pour faire briller les chaussures pour les parades !



Encore une victoire pour Internet.com :-)