mardi 29 janvier 2008

La culture du kiwi

Je vais profiter d'une campagne publicitaire de NZI (aka New Zealand Insurance) pour vous faire un petit panoramique d'icônes culturelles du pays, et faire ma propre culture, par la même occasion ;)



Donc commençons l'explication de texte :

Let's face it, New Zealand, everyone stealing your stuff.

- Phar Lap horse : Né sur l'île du Sud en NZ, ce cheval de course a couru toutes ses courses en Australie. Du coup, il est révéré en Australie, et en Nouvelle-Zélande. Te Papa expose son squelette et le Victorian Museum en Australie expose le reste... > Infos sur Wikipedia <
- Dragon : Groupe né dans le début des années 70 à Auckland. Ils sont signé en 1975 avec une major australienne qui les a lancés sur la piste du succès. > Infos sur Wikipedia <
- Split Enz : Pareil, un groupe né en Nouvelle-Zélande début des années 70, qui a émigré en Australie en 75 puis à Londres dans les années 80. Spa original, tout ça... > Infos sur Wikipedia <
- Crowded House : Ben euh... en fait, le groupe a été formé en Australie. Par contre, le leader était néo-zélandais. Ca compte ? :p > Infos sur Wikipedia <
- Rachel Hunter : Une top-model kiwi qui s'est mariée avec Rod Stewart (British) avant de se taper Robbie Williams (British aussi)... Si si, j'ai dû chercher pour trouver qui c'était ! Pour la peine, voici les infos sur > whodatedwho.com <, non mais !
- Kirituhi maori : Ca, c'est les tatouages maori. Et c'est encore Robbie Williams qui s'est fait tatouer un kirituhi sur le bras gauche. > C'est quoi au juste ce kiritrucki ? <
- Wright brothers : Les gens pensent que les frères Wright ont effectué le premier vol en avion en 1903, mais en fait, ils ont fait le premier vol médiatisé. En 1902, un certain Richard Pearse avait déjà réussi à voler, mais ça n'a été publié qu'en 1907... L'avait qu'à pas habiter au bout du monde ! > Skissa Richard Pearse ? <
- Shania Twain : Cette gente dame a acheté une belle propriété dans l'Otago sur l'île du Sud, devenant ainsi la nouvelle coqueluche temporaire des kiwis (en 2004).
- Star Wars : Bon, pour celui-là, je vous laisse aller vérifier sur la liste des acteurs (de l'épisode 3) > sur imdb.com <
- Coutts and Butterworth : Après avoir participé au succès de la NZ pendant la coupe de l'America 2000, les deux acolytes ont décidé de partir pour Alinghi, l'équipe Suisse. Je vous laisse deviner qui a gagné la fois suivante ;) > Toute l'histoire sur le NY Times <
- Bullrush : Petit nom du British Bulldog, un jeu largement pratiqué dans les cours d'école qui a été banni il y a quelques années pour raison de trop de violence. > Voir les règles sur Wikipédia <
- Cullen : Christian Mathias de son prénom, a été un All Black de 1996 à 2002 et a quitté la terre natale pour aller voir chez les Irlandais s'il y était en 2003. Vous n'allez pas échapper à > sa biographie sur allblacks.com <
- Graeme Bachop : Autre All Black, parti au Japon en 1987. Le Japon a d'ailleurs l'air d'avoir pris un abonnement chez les All Blacks. Ils en empruntent régulièrement.
- Spencer, Marshall and Mehrtens : Et encore trois ! Eux sont partis chez les British, beaucoup moins exotique...
- Electric fence : Le concept de clôture électrique n'est pas kiwi, mais on est arrivés tôt dans la course. Monsieur Gallagher en a produit une version pour sa ferme en 1937, et en 1962, un certain Doug Phillips a inventé la clôture moderne, toujours utilisée. Le seul petit détail, c'est que c'est Gallagher qui est crédité pour cette dernière parce qu'il a acheté le brevet en 1969...
- Pavlova : malgré son nom russe, c'est bien un dessert kiwi dont les Australiens essaient de piquer la paternité. Bon c'est vrai que c'est logique, on l'a trouvé dans un magazine kiwi en 1929, dans un bouquin autralien en 1935... Les Australiens avaient juste eu l'idée avant, mais ils avaient oublié de l'écrire. Soit dit en passant, c'est plutôt bon, ce petit truc :) > Tout sur la Pavlova sur Wikipédia <
- Spreadable butter : La Nouvelle-Zélande a inventé le beurre tendre et l'a commercialisé en 1991. A l'origine, ce beurre était fait totalement à partir de beurre concentré, mais progressivement, ils ont ajouté de l'huile de colza à la mixture, ce qui fait qu'aujourd'hui, ceux qui fabriquent du "vrai" beurre tendre, c'est les Canadiens...
- Dame Kiiri : chanteuse d'opéra. Comme tous les gens avec un brin de talent, elle s'est bien exportée, mais elle reste quand même avec un pied au bercail, et est la patronne d'un des projets de Te Papa, le > Kereru Discovery Project<

Mais ils ont pas dit le plus intéressant. NZI est une filiale d'IAG, groupe d'assurances... australien :D

jeudi 24 janvier 2008

L'ameublement progresse

On a enfin acheté une étagère pour pouvoir améliorer l'ergonomie générale du rangement chez nous et libérer un peu cet espace de rangement appelé communément "le par terre".

Avant :

Après :

D'aucun remarquera la subtile technique digne des pubs pour les traitements miracles et les maquillages. Prendre la première photo moche et terne pour que la deuxième ait l'air encore plus belle ! (et ranger l'appart entre temps, évidemment)

mardi 22 janvier 2008

Du nouveau !

Après "on a trouvé le père de Gmork",

"on a trouvé la mère de Clark".

jeudi 17 janvier 2008

Déguise-toi en nouveau zélandais...

Il y a un paquet d'expressions assez typiques du coin. Elles sont en grande partie partagées avec nos "amis" (comprendre meilleurs ennemis) australiens, voire même plus largement, mais mises ensemble elles concourrent à l'identité linguistique nationale, moins évidente à construire dans un pays anglophone, of course.

Mate : à l'origine plutôt quelqu'un qu'on connaît, un ami, c'est utilisé ici de façon systématique. Que ce soit le caissier du supermarché ou une personne à qui tu gardes la porte ouverte, il y a de fortes chances qu'il s'addresse à toi avec un mate. À se demander si la Nouvelle Zélande n'est pas une gigantesque start up ou tout le monde il est beau il est gentil. Le pire, c'est qu'à priori les australiens l'utilisent encore plus... J'ose même pas imaginer.

Cheers : Non, ce n'est pas qu'un mot qui sert à boire (santé !). C'est assez formidablement un mot qui ne veut rien dire et qui sert tout le temps. C'est plus ou moins synonyme de "Merci" ou "Tout va bien". Si quelqu'un te garde l'ascenceur ouvert le temps que tu arrives, tu pourras énoncer fier comme un coq : "Cheers, mate"...

Good as gold : Là on rentre dans du très lourd niveau expression locale. On est dans un sens axé sur le "Tout va bien. Tout est génial". Alors qu'on te demande comment tu vas, tu pourras répondre avec aplomb "Good as gold ! Cheers, mate."

No Worries : Fortement utilisé dans ces contrées dans son sens original (Pas de problème). Consulté sur le fait de changer de place si ça ne te dérange pas, tu pourras vociférer "No worries. Good as gold ! Cheers, mate."

Eh : et oui, une interjection absolument inutile...mais c'est le top de l'australasitude : parvenir à balancer des Eh nonchalamment en fin de phrase avec le bon timing. À noter, la virulence du Eh peut varier en fonction du côté de la mer de Tasmanie duquel on se trouve ou de la ruralité de la personne/de l'endroit.

Goodday : Bonjour. À prononcer le plus vite possible...en une syllabe...

Good on you : Expression de félicitations, voire juste "Bien joué".

Sweet as : "Cool. Génial." Non ce n'est pas une comparaison même s'il y a le "as"...

Quizz : Décrypte cette conversation :
- Goodday mate, how're ya doin' ?
- Good as gold ! We had such a fab weekend eh !
- Same here, we went to Taupo, it was sweet as.
- Good on you. We stayed in the city but had a fanTAstic weather on the beach.
- Sounds great. Anyway I gotta go.
- No worries. See you around. Cheers, mate !

Si tu as tout compris, il ne te manque plus que l'accent...

Pas chômeur

J'ai un travail et le permis de travail qui va avec !
Les associés ont racheté l'activité dans une nouvelle entreprise qui s'appelle tenzing.
Tout va bien donc...Il ne nous reste plus qu'à avoir la résidence, beaucoup plus souple que le permis de travail...et à économiser pleins de sous pour aller en France, aller au mariage de Pat, aller en Australie...

mardi 15 janvier 2008

Les chroniques du Wairarapa - Les autres jours

Bon, faut bien que je me rende à l'évidence, même un petit copier-coller par jour, c'est trop pour moi... Du coup, vous allez avoir droit à tous les derniers jours d'un coup ! Et ouais, je sais, je suis méchante...

A part ça, on vient de voir American Gangster (le dernier Ridley Scott) au ciné, et c'est vraiment vraiment top. Totalement cru et sans concession, mais vraiment 100% pur boeuf.

Mais revenons à nos moutons...

Jour 3 - 27 décembre

Au final, on a fait 46 km la veille, mais ça va mieux aujourd'hui. En route pour le cap, le vent dans le dos, on n'a qu'une quarantaine de kilomètres à faire. Le soleil brille, donc on en profite pour faire plein de pauses. Une fois arrivés au phare, on se délecte des 252 marches qui y montent. Mais la vue vaut quand même vraiment le coup. Ca nous permet par la même occasion de repérer la route qu'on va suivre ensuite. Il nous reste environ 10 km à faire, sur un vague chemin de terre. C'est assez rigolo de doubler les 4x4 sur le trajet :p
Enfin, on arrive à notre petit cottage anglais, un refuge du Department of Conservation de 15 places, qu'on a pour nous tous seuls. Bon, OK, y a pas de matelas et pas de douche, mais c'est quand même un bon toit bien solide, surtout au vu du vent qui a soufflé toute la nuit, et qui nous a bien empêchés de dormir, du coup...

Jour 4 - 28 décembre

Et merde, la météo ne s'était pas trompée. Il commence à pleuvoir dès le matin... Du coup, réemballage des sacs, et c'est parti pour une longue journée. On a 60 km à faire, c'est pas gagné. Le mauvais temps nous a couverts de boue mais ne nous a quand même pas empêchés de profiter de la vue et des paysages. En tout et pour tout, dans les 30 premiers kilomètres, on a croisé 2 fermes et n+1 vaches. On a passé un certain nombre de collines, et on est enfin arrivés à la plus redoutée : Big Hill. Elle porte bien son nom :/
Enfin, du coup, d'en haut, on a une vue presque exceptionnelle. Et du coup aussi, la descente est totalement givrante. Enfin, on finit par arriver dans notre Bed & Breakfast à Martinborough, couverts de boue et gelés. C'est là qu'on apprécie les détails comme avoir une douche avec de l'eau chaude ! Pour la peine, on s'est fait un pur dîner gastronomique pour nous réconforter. Enfin, presque gastronomique, les escargots étaient cuits en beignets...

Jour 5 - 29 décembre

Martinborough, nous voilà ! Cette ville est construite sur un plateau encaissé entre des collines, et profite d'un micro-climat très ensoleillé. Quoi de mieux pour faire du vin ? :)
Bref, nous voici en route pour faire le tour des vignobles dès le matin, à un tout petit rythme, en prenant bien soin de noter tout ce qu'on boit. C'est bon de glander, quand même.
A force de rien faire, on a fini par arriver à l'heure du dîner et même de dormir, avec un taux d'alcoolémie certainement peu recommandable.

Jour 6 - 30 décembre

Encore une journée ensoleillée en perspective. On a un train à prendre à Featherston à 17h30, ce qui nous laisse pas mal de temps pour faire les bagages. A part les vignobles, il faut bien avouer, il n'y a pas grand chose à Martinborough, donc on part pour Featherston dès le matin. On y arrive avant midi et on commence par y déjeuner, c'est parfait. Direction le musée des locomotives Fell, celles qui servaient sur la ligne de chemin de fer empruntée précédemment. C'est bien, mais ça occupe guère qu'une heure. Du coup, on se retrouve à 14h30 avec rien à faire, dans une ville avec rien à faire... C'est reposant, c'est toujours ça. Mais c'est quand même bien de rentrer à la maison :)

dimanche 13 janvier 2008

Les dangers de l'experimentation culinaire...

Je continue ma serie des "j'ai peur de rien" en tentant maintenant differentes barres de cereales et autres trucs a petit dej. La semaine va etre difficile...

Premiere tentative: Up&Go Liquid breakfast. Je me suis dit que j'aimais bien la banane, alors tentons la banane.

Et la, c'est le drame. Premiere erreur, j'avais pas vu le "98,5% fat free" en bas a droite. Deuxieme erreur, j'aurais du m'en douter, y a pas une goutte de banane naturelle la-dedans...

Le resultat, c'est une mixture epaisse qui a vaguement un gout de bonbon a la banane, vous savez, ceux-la :
Sauf qu'il manque le sucre et le petit gout acidule :/

Je vais avoir du mal a le finir....

vendredi 11 janvier 2008

Les chroniques du Wairarapa - Jour 2

J'avoue, j'ai un peu oublié de poster les jours suivants. Mais j'ai une excuse pour hier soir. On a été aider des copains qui déménagent en France à finir leurs bouteilles de vin... Maintenant je sais ce que vous avez tous enduré !

Jour 2 - 26 décembre

Totalement fourbus et courbaturés par les 83 km de la veille, on se met quand même en selle dès 9h du matin, direction... le supermarché. On s'achète de quoi faire un festin le soir et manger les jours suivants, et nous voilà partis pour une petite quinzaine de kilomètres pour aller faire la promenade la plus connue du coin, les Putangirua Pinnacles, 2 petites heures à pied pique-nique compris. On a même pu profiter d'un grand soleil pendant la promenade. Après ça, on fait un petit tour à Lake Ferry, la (minuscule) ville du coin, pour prendre des frites en regardant la pluie commencer à tomber. On se décide à rentrer finalement, sous une pluie glacée. Une fois arrivés au camping, il se met à tomber des trombes invraisemblables. Encors une fois, c'était bien joué :)

mardi 8 janvier 2008

Les chroniques du Wairarapa - Jour 1

Vous vous demandiez probablement ce qui nous a pris si longtemps pour vous raconter nos vacances, c'est qu'on vous a préparé tout un petit programme, dont notamment :
- des panoramiques (avec un appareil photo pas vraiment prévu pour, donc reconstitués à la main...)
- une petite page web avec > les photos <
- un super log de GPS qui déchire sa race et tout et tout, mais pour ça, je laisserai Jeff vous expliquer les détails, quand ce sera uploadé sur la grande toile....

Et aussi, parce que je prends soin de votre temps libre, je ne posterai qu'un jour à la fois, pour vous occuper encore plus de matins (ou pas) oisifs (ou pas) au travail (ou pas) ^_^

Mais trève de blablateries, passons au choses sérieuses :

Jour 1 - 25 décembre

On part bien fiers de l'appartement sous une pluie battante. Malgré les capes de pluie, arrivés à la gare, les sacs sont déjà totalement trempés. On est beaucoup moins fiers, du coup... Mais bon, qu'à cela ne tienne, on a 20 minutes d'avance, ce qui nous laisse du temps pour négocier avec des employés de gare pour qu'ils nous donnent des sacs poubelle. Sauvés !

Le trajet dans le train nous laisse le temps d'emballer tout soigneusement. Une fois arrivés à Upper Hutt, il ferait presque beau. Mais la joie n'est que de courte durée. Nous revoilà très vite sous des trombes d'eau, sur une state highway, et en montée :-'(
Une fois arrivés à l'entrée du Rimutaka Rail Trail, ça se calme enfin et on fait une ballade très agréable sur ce sentier extrêmement bien aménagé, avec plein d'explications sur l'histoire de la ligne de chemin de fer qui empruntait autrefois le-dit Rail Trail. Une fois ce chemin fini, retour sur la route, où, entre deux averses, il nous reste quand même bien 50 km à faire sur du presque plat, autour d'un lac qu'on arrive même des fois à voir derrière les champs de moutons.

Enfin, totalement morts, le dos et les fesses en compote, nous voici au camping, dans une petite maisonnette au chaud et avec un lit très confortable. Bref, le bonheur.