vendredi 22 mai 2009

Le début de la gloire

Le hasard fait extrêmement bien les choses, quand Murphy veut bien le laisser tranquille... Je vous parlais hier du coquillage avec lequel j'ai l'habitude de jouer pour les cérémonies, et aujourd'hui, j'ai reçu une copie d'un magazine dont je fais la couverture en en jouant !

C'est pour de vrai, même si "magazine" est peut-être un bien grand mot. En fait, c'est le livret de résumé de la conférence 2009 organisée par Philantropy New Zealand, pour laquelle on a fait un powhiri (cérémonie de bienvenue).



Pour ceux intéressés par le contenu, voici le >> lien complet << (c'est un pdf). Ils avaient John Key (le Premier Ministre) et plein de gratin à leur conférence, et tout et tout.

Mais revenons à nos moutons.

Vous aurez sans doute remarqué que ce coquillage n'a pas d'embouchure en bois. Et c'est un des mystères qu'il me reste encore à percer : Pourquoi certains coquillages se jouent avec une embouchure, et d'autres non. Une seule chose est sûre, avec une embouchure, on peut faire beaucoup plus de bruits rigolos et de sons différents. Sans embouchure, c'est juste une sorte de clairon, dont on fait varier la note en bouchant plus ou moins l'ouverture du coquillage avec la main.

Et en cadeau bonux qui n'a strictement rien à voir : ceux qui cliqueront sur la photo pourront aussi voir mes photos les plus récentes prises dans différents endroits de Wellington City. Et en cadeau bonux encore en plus en plus, je me suis amusée à faire des photos du chemin qu'on prend pour aller de chez nous au centre ville...

See you space cowboys...

jeudi 21 mai 2009

Mon coquillage à moi

Ceux qui suivent ce blog régulièrement sauront que je joue du coquillage à peu près à toutes les cérémonies qui ont lieu à Te Papa. D'habitude, j'emprunte mon coquillage favori parmi ceux qui sont à la disposition de tout le monde. Mais depuis aujourd'hui, j'ai mon coquillage à moi !



Bon, j'avoue, c'est pas encore prêt à être joué. Pour ça, il faut d'abord couper le bout pour faire une ouverture, et ensuite mettre une embouchure en bois dessus. On peut aussi faire des sculptures sur le bois, mettre des plumes et tisser des feuilles de flax dessus pour faire joli. Une fois que tout ça est fait, ça s'appelle un Pūtātara, et ça ressemble à ça :


Pūtātara des collections de Te Papa

Le mien a encore du chemin à faire, donc ça prendra sûrement plusieurs mois avant qu'il ressemble vaguement à ça. Mais je l'aime déjà :)

mercredi 20 mai 2009

Quand les poules auront des palmes...



Pour les curieux, le Wairarapa, c'est la région en bas à droite de l'Ile du Nord, soit à droite de Wellington.

>> Nos photos du Wairarapa <<

>> D'autres photos du Wairarapa avec Charles et Aurélie <<

>> Le site du Wairarapa <<

dimanche 17 mai 2009

Un bon possum est un possum mort (Pt 2/2)

Nous voici donc bien rendus, avec cette invasion de vermine...

Mais que faire ?

Mais c'est bien sûr : il faut tous les niquer !

Ca a l'air barbare, mais c'est l'idée. Le Department of Conservation fait de son mieux pour contrôler les populations de possums, et limiter leur prolifération. Ca passe par plusieurs méthodes :
  • Les tuer avec des pièges
Assez efficace, mais très coûteux, parce qu'il faut que quelqu'un aille mettre les pièges et aille les inspecter après.


Comment réussir son piège, grâce au Wellington City Council
  • Les empoisonner
C'est une méthode assez efficace, mais très controversée à cause des dommages collatéraux. Les possums ne sont pas les seuls à manger les boules de poison, ce serait trop beau. Régulièrement, chiens et chats passent à la casserole, mais comme ils sont méchants aussi, on s'en fout... Par contre, les oiseaux, c'est gentil, et donc c'est mal qu'ils mangent aussi le poison.


Piège dans le Abel Tasman Park. Merci flickr et .eyebex
  • Les attraper avec des chiens
Efficace mais assez coûteux. C'est particulièrement utilisé dans les phases finales d'éradication : les chiens peuvent détecter les possums, mais surtout, ils peuvent détecter qu'il n'y en a pas. Ils servent donc à mesurer le succès d'une campagne.
  • Leur faire prendre la pilule
Plus réalistement, ce serait sous forme de piquouze contraceptive. Vacciner les femelles les empêcherait de procréer et donc les populations diminueraient. C'en est encore qu'au stade expérimental, donc c'est une affaire à suivre...

Genre c'est vraiment possible ?

A coeur vaillant, rien d'impossible ! Le tout, c'est d'y croire (et d'avoir des sous).

Le contrôle et l'éradication des possums est loin d'être sans effort, mais certains projets ont marché. La condition primordiale qui rend l'éradication des possums possible est de choisir un endroit où ils ne pourront pas revenir. Les îles ont donc été des cibles de choix pour les premiers programmes d'éradication :

Ca a inspiré une idée presque pas farfelue : et si on créait une île sur la terre ferme ? Bref, c'est comme ça que le Karori Wildlife Sanctuary a vu le jour en 1999. Une barrière de 8.6 km a été construite pour protéger 225 hectares de toutes les espèces non natives. En 2000, un plan d'éradication a suivi pour toutes les supprimer dans l'enceinte du parc. Cela a inclus 3 tonnes de possums qui sont maintenant en train de nourrir les pissenlits natifs du parc, pas loin des Weta Hotels.


L'enceinte du parc de Karori, spécialement conçue pour repousser les lapins qui creusent, les chats qui sautent et les possums qui grimpent (merci Flickr et TELPortFolio)

Même si ces zones restent isolées et nécessitent beaucoup d'entretien, elles ont l'immense mérite de permettre à la faune et la flore native de se régénérer, et de réintégrer ensuite les environs. Depuis que Karori a été construit, la population aviaire de Wellington a connu un boom. Et même dans notre jardin, on voit régulièrement des Tui et des Kereru, chose impensable il y a 10 ans seulement.


Tui qui se la coule douce au Karori Sanctuary. Promis j'essaierai d'en prendre un en photo à la maison.

Mais dans tout ça, on se demande si y a pas une part de mythe : depuis qu'on est là, on n'a quand même jamais réussi à voir un seul possum vivant !

Pour en savoir plus

jeudi 14 mai 2009

Un bon possum est un possum mort (Pt 1/2)

Ca faisait longtemps, et surtout, d'habitude c'est Jeff qui les écrit... Mais qu'à cela ne tienne, voici un post de fond sur ce qu'il se passe dans la Nouvelle Zélande, la vraie !

Kézako possum ?

Le possum est un marsupial dont les 64 espèces varient en taille de quelques centimètres à 1.20 mètre. Les possums n'ont rien à voir avec les opossums, si ce n'est une très vague ressemblance, qui leur a valu de porter un nom similaire. Ils sont natifs d'Australie, Nouvelle-Guinée et Sulawesi (Célèbes, Indonésie).


Photo venant du site du Sunshine Coast Regional Council, Australie

L'introduction en Nouvelle Zélande

Les premiers colons kiwis, cherchant des débouchés commerciaux, ont introduit le possum en Nouvelle Zélande en 1837, dans le but de les chasser et de vendre leur fourrure. Les bêbêtes ont ainsi été introduites dans 450 points du pays entre 1837 et 1920.

Mais...

Un bon possum est un possum mort


Photo prise aux Putangirua Pinnacles

Dès les premières années du 20ème siècle, des rapports arrivèrent constatant les dégâts causés par les affreux jojos sur les forêts, les récoltes et les potagers. Mais les scientifiques en vogue décidèrent que c'était négligeable, en comparaison avec les bénéfices qu'ils pourraient rapporter.

Résultat des courses, ces charmantes petites bêtes se sont répandues de façon intense et occupent maintenant plus de 80% du pays, avec environ 70 millions d'individus (17 possums par habitant, ou encore 2 possums par mouton).


Diagramme provenant des notices d'information de Landcare Research - Manaaki Whenua

A partir des années 40, les bêbêtes devenant hors de contrôle, ça a fini par se voir qu'elles posaient des problèmes...

  • C'est méchant avec les narbres
Un chiffre souvent avancé est que les possums boulottent en gros 21 000 tonnes de végétation par jour (300g x 70 millions de possums). Mais en vrai, c'est pas si pire que ça, vu que les forêts produisent aussi beaucoup de feuilles chaque jour. Le vrai problème, c'est que les possums ont leurs variétés d'arbres et de fruits préférées. Du coup, quand ils occupent une forêt, on observe rapidement un changement dans la répartition des espèces d'arbres de la forêt. Ils changent donc totalement les écosystèmes forestiers. Dans le meilleur des cas, quelques espèces disparaissent de la forêt. Dans le pire des cas, ça mène à la mort de la forêt.

  • C'est méchant avec les nanimaux
D'une certaine manière, parce que c'est méchant avec les narbres, c'est méchant avec les nanimaux natifs, parce qu'ils leur bouffent leur pitance. Mais des études récentes ont prouvé qu'en plus de ça, les possums sont bien des omnivores. Ils aiment les invertébrés, genre escargots et wetas, et complètent parfois leur régime avec des oeufs, voire des oiseaux entiers !

  • C'est méchant avec les nvaches
Comme s'ils n'étaient pas assez méchants, les possums attrapent aussi la tuberculose bovine. Les chercheurs s'en sont rendu compte après l'échec de leur campagne d'éradication de la maladie dans les années 60-70. Ils ont alors remarqué que des possums l'avaient contractée aussi, et l'avaient rendue aux vaches en mourant dans les pâturages, dispersant leur pus tout cracrabeurk et leur infection ce faisant.

To be continued...

lundi 4 mai 2009

Des nouvelles tout à fait en vrac

J'ai un petit peu de mal à suivre le rythme en ce moment pour poster sur le blog... parce que la saison de foot de Jeff a repris !

Du coup, je prends des photos tous les samedi, et je passe mes soirées de semaine à les trier et les ranger, sans compter que la plupart des matchs sont suivis d'un barbecue + soirée chez un des protagonistes. La vie est dure, quoi :)



A part ça, dans les nouvelles neuves, ben figurez-vous que c'est bientôt l'hiver... Il commence à faire froid et humide. On a ressorti les radiateurs, et le déshumidificateur tourne à fond. Depuis qu'on s'est pris une invasion de moisi l'année dernière, on a investi dans deux hygromètres, histoire de pouvoir surveiller le taux d'humidité en permanence. Croisons les doigts pour que tout aille bien cette année !

Côté santé, ça reroule. Après nos exploits physiques de Pâques, mon genou s'était pris une irritation au tendon. Mais on a repris le vélo aujourd'hui, et mon genou est toujours là, donc tout va bien.

Et pour finir en beauté, en ce moment, je révise mon haka sérieusement. Mercredi après-midi, on a une cérémonie au travail pour accueillir les signataires d'un traité entre le gouvernement et différentes tribus Māori concernant l'aquaculture et la récolte de Pounamu (si je me souviens bien). Ca inclut plein de ministres, dont le premier. Bref, on a instruction de faire péter les beaux habits et d'assurer comme il faut.