vendredi 30 octobre 2009

Petit interlude Wattiesien

C'est vrai, j'ai dit que j'écrirais sur la marae ou les instruments tout ça... J'ai aussi dit que j'allais me coucher, tout ça... Mais bon, en fait, j'ai rangé mes photos, et me suis rendue que, ô quelle horreur, j'avais oublié de faire un post sur ma plus récente expérience culinaire.

Le sandwich aux spaghettis

Certains commencent déjà à lever le sourcil, je les vois ! Mais comment on peut faire un sandwich avec des pâtes !?

Ben figurez-vous qu'il y a de cela pas si longtemps, genre y a à peu près 20 ans, ici, c'était une tradition tout à fait ancrée. Les pâtes, ça se mangeait sur du pain, point barre. A tel point que les premiers restos italiens du pays devaient indiquer en gros sur leurs cartes : les pâtes sont servies sans pain !

Et donc pour savoir ce que mes collègues ont eu le bonheur d'avoir dans leur lunchbox d'écolier, j'ai décidé d'essayer une version un peu plus sophisitquée : le panini toasté aux spaghettis.

Les ingrédients

Une boîte de spaghettis en boîte
Du pain à panini
Un toaster.

Trop facile :-)


Pas n'importe quelle marque : Watties, la marque des kiwis purs et durs !

La préparation

Encore une fois, pas besoin de beaucoup d'efforts : verser les spaghettis sur le pain, mettre le chapeau, et fermer le toaster.


Les spaghettis sur le pain


Et le résultat une fois toasté

La dégustation


Le résultat sur l'assiette... Tous les spaghettis tenaient évidemment pas sur le pain.

Ben pour le coup, c'est plutôt bof, en fait... Autant j'aime bien les spaghettis en boîte (certains se souviennent peut-être m'avoir vue déguster des raviolis froids à même la conserve), autant le pain apporte vraiment pas grand chose au schmilblik.

Conclusion : Heureusement que les Italiens sont arrivés et ont démocratisés les pâtes sans pain !

jeudi 29 octobre 2009

Compte-rendu pouétique

Voici comme promis le compte rendu de mes trois jours de formation aux instruments Māori. Ca a été très intense, et une totale immersion dans un environnement totalement Māori, que tous les Kiwis n'ont pas la chance de connaître.

Un peu de contexte

Il y a tellement de concepts et de principes totalement Māori dans ce qu'on a fait que je me disais que j'allais commencer par expliquer un peu les bases.

Pour commencer, ces trois jours constituaient un (ou une?) wānanga. Un wānanga est la réunion d'un groupe de gens qui sont là pour apprendre la même chose... Une formation quoi, mais façon Māori, où le partage d'expérience et le whakawhānautanga sont un élément essentiel.

Ce whakawhānautanga se traduit littéralement par "faisage de sentiment d'appartenance à la famille". Bref, l'accent est sur le bon esprit, et ça, c'est bien :-)


Là on voit où on dormait


Mais comment ça se passe au juste ?

Tout le monde dort dans la wharenui (littéralement "grande maison"), de la marae.
Tout le monde aide et participe aux menues tâches quotidiennes : débarrasser la table, ranger le bordel commun, et généralement aussi faire la vaisselle.
Ceux qui en savent un peu plus que les autres apprennent ce qu'ils savent aux novices.


Petit jam à 2h du mat | Petit déjeuner dans la wharekai

Et c'était quoi ce paradis sur terre ?

La Marae de Hongoeka se trouve au bout de Plimmerton, à 20km au nord de Wellington. C'est une des Marae de l'iwi (tribu) Ngāti Toa Rangatira. L'iwi s'est installée dans le coin dans les années 1820, après s'être fait virer de plus au nord par une iwi plus hargneuse. Elle est magnifique, avec une longue histoire et pleine de symboles, du coup je ferai un post plus tard sur la Marae.


La wharenui dans le soleil matinal | La baie de Hongoeka | Mana Island

Et on a vraiment fait des choses ?

Que oui, on a fait des instruments, enfin, presque...

On a commencé par réceptionner nos instruments bruts de fonderie, pas finis du tout. J'avais commandé une embouchure pour mon coquillage, et tout le monde a eu droit en cadeau bonux à 2 purerehua et un porotiti. Et j'avais aussi déjà depuis un moment un nguru et un putorino qui avaient besoin de finition aussi. Promis, je ferai un post très prochainement avec présentations, photos et sons de tous ces instruments.


Les instruments bruts | Gavin qui essaie son koauau

Ensuite, on a pris notre papier de verre et on a poncé, poncé, poncé et encore poncé... Histoire que nos instruments soient suffisamment jolis et prêts pour recevoir le divin traitement par nos professeurs : de la sculpture.


Ponçage en choeur | Tricheur

Entre deux ponçages, on a aussi reçu un cours de composition, et des conseils pour mieux jouer par Richard Nunns. Ceci a donné lieu à une présentation de ce qu'on avait composé le deuxième soir, avant de retourner à l'atelier pour encore poncer pour certains, discuter et chanter... ou manier la hachette pour d'autres (à 2h du mat', normal quoi...) !


L'histoire de la marae en couleurs | Le maniage de hachette

Le troisième jour, on a continué à poncer, ou huiler les instruments, et on est allés faire un tour au cimetière de la tribu, où on a eu une présentation sur l'histoire de la région et de l'iwi par une collègue. Puis c'était déjà les adieux. C'est passé beaucoup trop vite !


Vue depuis le cimetière | Miouzik d'adieux

Enfin bref, comme les plus attentifs l'auront remarqué, il y aura au moins 2 autres posts sur le sujet. Vous avez même le droit de voter pour celui que vous voulez en premier : les instruments, ou la marae :)

mardi 27 octobre 2009

Plaster, Plaster (*)

(*) sur un air de Metallica...
Petit nouvelle rapide après être retourné à l'hôpital: c'est reparti pour 4 semaines avec le plâtre.
Woohoo !
Pendant ce temps-là, Flo essaie de trier ses photos de ses trois jours à faire des instruments, mais ça lui prends du temps vu qu'elle est occupée à s'occuper de moi :).
Et sinon, c'est lourd les béquilles, ça fait mal aux mains:

dimanche 25 octobre 2009

Un bon match de football !

Le foot ici, ça se passe dans la A League.
C'est une ligue australienne avec un club néo-zélandais: les Wellington Phoenix.
On a des abonnements à l'année pour les supporter.
Évidemment c'est pas du niveau ligue des champions mais ça touche pas mal au ballon.
Il y avait un match aujourd'hui et Flo s'est amusée à décorer mon plâtre au couleurs de l'équipe:

Beau comme un camion, on est allé voir le match et c'était un peu la tuerie:
Victoire 6-0 contre Gold Coast United !
Bref, une bonne journée et espérons qu'on m'enlève le plâtre Mardi...

jeudi 22 octobre 2009

Tout cassé

Et voilà, j'ai fait un peu trop le fou le week-end dernier au foot, donc ce qui devait arriver arriva...
Un bon gros *crac* à la cheville des familles et j'ai la jambe dans le plâtre.

Bizarrement, les docteurs étaient pas trop d'accord pour savoir si y avait quelque chose de cassé ou pas.
C'était bien pénible quand Flo était pas là mais maintenant qu'elle est de retour je peux rien faire et me faire servir !
Le week-end de trois jours s'annonce quand même un peu chiant par rapport à ce qu'on aurait pu faire.

mercredi 14 octobre 2009

Plein de pouets en perspective

La semaine prochaine, je vais passer 2 jours 1/2 en immersion avec des collègues : on prend nos cliques et nos claques, et surtout nos instruments, et on va crécher dans une Marae pour en apprendre plus sur la musique Māorie. Tout ceci est évidemment une formation, donc pas de congés à prendre. Bonheur :)

Et puis bon, comme un bonheur vient jamais seul, on va en plus avoir l'honneur d'être formés par les plus grands, entre autres :
  • Richard Nunns, notre mentor préféré à tous
  • Brian Flintoff, maître sculpteur qui m'a déjà fabriqué 2 instruments, et qui a écrit LA référence pour les joueurs de taonga pūoro :



Et puis encore en plus en plus, comme jamais 2 sans 3, ben la Marae d'Hongoeka, où on passe les 3 jours, se situe dans une sorte de paradis à 20 bornes de Wellington.


View Larger Map

Il y aura évidemment photos et anecdotes... La suite au prochain épisode !

jeudi 8 octobre 2009

Il fait beau et chaud

Ce que j'aime ici, c'est que quand il fait pas beau, ça rigole pas. Voici la carte des weather warnings pour aujourd'hui :


Merci à MetService pour la carte :)


Ca va swinger dans les chaumières !

On a failli attendre...

Merci beaucoup de votre infinie patience : les photos de nos vacances en France sont enfin disponibles ! Y en a pas beaucoup de France, voire pas mal de pas en France... mais c'est pas grave :)

Nous avons donc commencé notre voyage par un stop d'une nuit à Séoul. Nous avons beau eu espéré un petit hôtel mignon en centre ville, nous nous vîmes confinés dans une banlieue de l'aéroport d'Incheon, juste à côté d'une de ces immenses cités comme on en voit dans les mangas : Skyville.



Hé ben, c'est impressionnant. Pas un tag, entrées des allées bordées d'arches avec des rosiers, un parc avec terrains de foot et appareils de musculation gratuits à deux pas, et des jardins communaux juste en face. Plutôt cool pour une zone !

Nous arrivâmes ensuite à Strasbourg, petite bourgade paisible au bord du Rhin, aux coutumes culinaires dont nous avons apprécié le raffinement : flamenküche, choucroute et charcuteries, entre autres. Et on a aussi vu des cigognes aux moeurs étranges.



Après un joyeux mariage et un petit séjour chez les joyeux mariés, nous nous mîmes en route pour le sud : Toulon, Le Cannet et Antibes, avec visage de soeurette et consorts, de Mike et Lily, et de parent.



La surprise bonux, ça a été l'aquascope : une sorte de bâteau en forme de raie manta. Ça a des ailes qui servent de ballast, et une bulle en plastique avec des gens dedans sous le bateau. Quand les ballasts sont remplis, la bulle est totalement immergée, et les touristes sont joyeux, avec tout plein de poissons tout autour !

Suit une remontée vers le nord, découverte de Mulhouse et de Metz, et re un brin de Strasbourg, le temps d'un week-end. Et enfin, quelques jours à Paris partagés entre famille, amis, RER et centres des impôts. Pas de photos de tout ça, parce que j'ai été tout à fait flemmarde. A noter que la traversée de Paris à pied d'Opéra à la butte aux Cailles, ça vaut bien le coup.

Et tout ça nous ramène... à Séoul ! L'aéroport d'Incheon, même s'il est loin d'égaler Changi, offre des activités pour découvrir la culture coréenne. On s'est essayés à la peinture d'éventails en écoutant des reprises d'ABBA par des instruments traditionnels coréens... torride !



Et après avoir regardé des mécanos réparer notre réacteur, et fait 11h dans un vieil avion sans ordinateurs intégrés dans les sièges (ouin, pas moyen de jouer à Bejeweled T_T), nous voici atterris à Sydney, et au bout de quelques péripéties, on a même réussi à trouver Alex et David, qui nous ont fait faire un tour express de la ville : Bondi beach (site de la fameuse série Bondi rescue), l'Opéra et le pont.



Encore une fois, on a trouvé des oiseaux aux moeurs étranges... Mais c'est pas étonnant, c'est des Australiens :-)