lundi 3 novembre 2008

Elections (3/3) : les partis

Les élections arrivent à grand pas! C'est le 8 novembre...
Il est donc grand temps de se pencher sur les partis en présence et leurs têtes de proue.

Les perdants

Honneur aux petits qui n'ont pratiquement aucune chance de pencher dans la balance et pour lesquels rien qu'un siège tiendrait du miracle :

  • Alliance : un parti démocratique socialiste voulant que tout le monde soit bien payé et ait du logement et de l'énergie pas chers et de l'école et de la sécurité sociale gratuites.
  • Aotearoa Legalise Cannabis Party : pas besoin de développer j'imagine...
  • Democrats for social credit : un parti social démocrate pour une refonte du système économique et la promotion de l'entreprenariat
  • The Family Party : le parti chrétien de la famille, le résultat d'une refonte du défunt Destiny Party, financé par Destiny Church, une église à l'américaine.
  • Kiwi Party : un parti chrétien démocrate formé après une séparation de United Future
  • Libertarianz : parti promouvant la libéralisation à l'extrême, tant dans l'économie, que dans le social
  • New Zealand Pacific Party: un parti chrétien formé par un ancien du Labour... Aucune information supplémentaire trouvable...
  • RAM – Residents Action Movement : le parti du tout gratuit pour la famille et pour la disparition de la TVA
  • The Bill And Ben Party : 2 présentateurs d'une émission totalement délirante qui se tapent un trip à la Coluche, la crédibilité en moins
  • The Republic of New Zealand Party : libérons-nous de l'influence de cette satanée reine (voir premier billet de cette saga) !
  • Workers Party : Travailleurs, travailleuses, on vous ment, on vous spolie !

Les négociateurs

Intéressons-nous ici aux partis qui feront peut être pencher la balance dans les négociations pour désigner le Prime Minister, et qui auront donc une partie de leur revendications prises en compte dans le nouveau gouvernement.

  • ACT New Zealand : parti de droite à fond sur la chasse aux déliquants et la sécurité, tellement à droite que National ne s'alliera pas avec eux s'ils demandent un poste de ministre pour leur chef. Ne nous enflammons pas, c'est beaucoup plus light que l'extrême droite de chez nous. Cela ressemblerait même presque à du RPR. C'est juste que l'échiquier politique est plus recentré ici.
  • Green Party : nos amis les verts, en coopération avec le Labour, ce qui devrait continuer
  • Jim Anderton's Progressive : parti de gauche dont on entend pas trop parler, actuellement en coalition avec Labour
  • Maori Party : Le parti représentant les... Maoris. Ils veulent être perçus comme le parti de tous les Néo-Zélandais, mais c'est pas franchement évident en regardant ce qu'ils veulent faire, voire juste en regardant leur clip de campagne. Le but du parti Maori est de profiter le plus possible de la MMP sauce néo-zélandaise (voir partie 2 de cette saga !) et de récupérer tous les sièges de la liste Maori, alors même qu'ils sont estimés à 2% en tant que Party Vote. Tariana Turia raconte à qui veut bien l'entendre qu'ils pourraient envisager de s'allier avec National suivant ce que les conseils tribaux leur disent, mais cela paraît très improbable, la majeure partie de leur électorat étant pro Labour.
  • New Zealand First : le parti de Winston Peters, parti de gauche avec des politiques principalement tournées vers nos amis les seniors, mais pas que. Winston Peters a réussi à décrocher une place de ministre des affaires étrangères et de la course (2 portefeuilles très différents...) dans le dernier gouvernement, mais a dû démissioner après un scandale à propos d'argent donné par Glenn le millionnaire, dont il a été lavé après coup. Il y a quand même de beaux relents dans cette affaire sachant que Winston Peters avait poussé pour une place d'ambassadeur à Monaco pour Owen Glenn après avoir reçu 100 000 dollars de ce même millionnaire. M'enfin, c'est légal... enfin il paraît. Plus de détail sur cette affaire abracadabrantesque aux liens suivants :

Petit détail pour finir de cerner le personnage... Il a aussi reçu 150 000 dollars de donations de la famille Vela, une famille importante du domaine de la course (son 2ème portefeuille)...

  • United Future : parti du centre formé par d'anciens députés Labour et National, en accord avec le Labour dans le gouvernement actuel (leur chef Peter Dunne est ministre). Ce parti est en perte de vitesse.

Les gagnants

Les deux gros partis sont le National et le Labour. Les deux partis sont très centristes au point d'avoir beaucoup de propositions similaires, mais font un peu l'élastique pour pouvoir s'adjuger la coopération d'autres partis du même bord. Même si le découpage des partis semble indiquer que tous les partis sont de gauche, cela n'augure en rien du résultat des élections... Se désunir semblant être une constante internationale de la gauche.

Labour :
parti de centre gauche dirigé par Helen Clark. Helen Clark est au pouvoir depuis 1993, donc "forcément", les gens veulent du changement. Il n'est pas rare d'entendre des gens énoncer ce besoin de changement comme leur seul argument pour voter National. Il n'est pas très rare non plus d'entendre des gens dire qu'ils ne voteront pas parce que les deux candidats sont trop similaires et qu'ils se foutent que ce soit l'un ou l'autre. Le Labour n'a pas d'ambition type vrai faux changement à la Sarkozy mais propose plus ou moins de continuer sur sa lancée. Les avancées majeures des différents gouvernement de Clark concernent principalement le social :

  • introduction de l'équivalent des allocations familiales
  • réévaluations fréquentes du salaire minimum
  • longs congés payés parentaux
  • prêts à taux zéro pour les étudiants
  • équivalent d'un PACS
  • baisse du chômage
  • ajout d'une semaine de congés payés

Ce bilan a l'air somme toute pas mal, enfin au moins vu de l'extérieur. Une particularité de ce gouvernement de gauche est que la dette publique est passée de 30% du PIB à... 20% ! Que demande le peuple ! Il y a certainement d'autres points que j'ai dû oublier mais globalement, je n'ai entendu personne critiquer le bilan de Clark. Le seul problème majeur actuellement est que les Kiwis s'enfuient en masse en Australie pour gagner plus d'argent. Mais l'Australie a plus d'arguments en terme de taille et surtout en termes miniers, ce qui explique en grande partie la différence entre les deux pays.

Mais bon voilà, le ras-le-bol de voir sa tête et sa campagne dirigée avec l'élan et la fougue d'un gastéropode faisant la sieste sur la plage en buvant une bière risquent de lui coûter sa place. Son seul salut passera par sa faculté à former des alliances (tous ses gouvernements ont été des coalitions) dans l'éventualité où les petits partis récoltent suffisamment de votes.

National :
parti de centre droit dirigé par John Key. John Key est à la tête du parti National depuis deux ans. Il semblerait qu'après maintes défaites, National ait compris que la meilleure tactique pour renverser Clark est de jouer la carte du changement. Les faits que Don Brash, le précédent leader, ait été un personnage controversé et qu'un livre controversé le concernant allait sortir ont beaucoup aidé à sa démission et à la nomination de Key.

Monsieur Key n'attaque pas vraiment Helen Clark dans une campagne qualifiée au mieux de soporifique (pour les deux partis) par les observateurs politiques. Certains évoquent un “agenda secret” du National une fois qu'ils seront au pouvoir. En effet, certaines fuites ont montré des personnages importants de la campagne de Key parlant de privatisation de KiwiBank (la banque néo-zélandaise fondée sous Clark en 2002 pour concurrencer les banques hésitantes... Toutes australiennes !), de KiwiRail (l'équivalent de la SNCF) ou d'abolir les sièges Maoris. Toutes ces fuites ont bien évidemment été réfutées et les responsables remerciés... A voir quand il sera premier ministre...

John Key est un ancien trader financier sur les marchés monétaires, ce qui le qualifie selon lui à diriger la Nouvelle Zélande en ces temps de récession mondiale. Personne, pas même Clark, n'a fait le lien en public, avec le fait que cette crise est en partie due à la spéculation des traders. John Key ne veut pas que la Nouvelle Zélande reste un leader de l'environnement au niveau mondial. Ce genre de position apporte un bon soutien des agriculteurs qui sont les plus pénalisés par les mesures pour lutter contre l'émission de gaz à effets de serre (à cause du caca de mouton et de vache). John Key veut construire une nouvelle usine de production électrique... à charbon ! Et John Key veut aussi enlever la participation des entreprises au programme national de retraite (un système individuel dans lequel l'entreprise et l'Etat contribuent à l'épargne de l'employé, si celui épargne). John Key a des propositions intéressantes dans l'éducation. Mr Key était favorable à la guerre en Iraq, en son temps.

Bon, je viens de me rendre compte ce soir après avoir vu les deux débats entre les leaders, et écrit la partie sur “les gagnants”, que la balance de l'information que je perçois est totalement en défaveur de Key. Je pense avoir abordé le problème de façon objective, au moins c'était l'objectif de départ, ne connaissant aucun parti et aucun leaders de la politique avant de commencer cette saga. Bon d'accord, je connaissais Key et Clark, mais je ne savais rien en terme de programme ou de bilan sur aucun des deux. J'ai peut-être/certainement loupé de l'information quelque part, mais j'ai du mal à comprendre comment la balance penche tellement en faveur de Key dans les sondages (plus de 50% !).

Pour ceux qui ont bien suivi la partie 2, plus de 50% de Party Vote ne signifie pas pour autant que National est certain de gouverner. En effet, si le parti Maori gagne les 7 sièges de la liste Maori et a un petit pourcentage de partie vote (2% aux dernières estimations), le nombre de sièges supplémentaires dûs à la MMP peut signifier qu'une coalition menée par la Labour a la majorité. Quoiqu'il en soit, il est très probable que National forme le prochain gouvernement et il est même très possible qu'il le forme seul (sans coalition avec ACT ou United Future). On verra bien...

A samedi !

Références
Pourquoi John Key devrait être Premier Ministre
Pourquoi Helen Clark devrait être Premier Ministre
Parlement Actuel
Matrice détaillée de coalition entre partis (sur chaque loi ! on devrait avoir la même chose en France)
Sondages mois par mois
N pages de wikipedia

dimanche 12 octobre 2008

Elections (2/3): le vote

Cette partie est dédiée à tous ceux qui pensaient que les élections en France sont compliquées.

L'exception Maori
Dans les votants, il y a les Maoris et les autres...
Les Maoris ont le choix entre être sur la liste générale ou la liste Maori pour les élections. Le nombre de Maoris enregistrés dans la liste Maori va déterminer un nombre de sièges parlementaires (7 pour les élections présentes) réservé pour les Maoris.
Il n'est possible de changer de type de liste que tous les 5 ans pendant la période d'option électorale Maori, juste après la période de recensement, ceci pour éviter que des Maoris ne s'enregistrent sur la liste Maori pour augmenter le nombre de sièges Maori puis changent pour voter dans la liste générale, pouvant augmenter par ce fait de manière virtuelle l'impact du vote Maori.
Cette distinction existe depuis 1867, soit peu après le traité de Waitangi (encore lui, il va vraiment faire un ou N articles dessus).

Donc, si vous avez bien suivi jusqu'ici, il y a deux types de votants (liste générale et liste Maori) et 2 types de parlementaires correspondants. Les électeurs et parlementaires de la liste générale peuvent être Maori.

Deux votes en un
Ca serait trop simple si on en restait là. Chaque votant pour l'élection à le droit à un "MP vote" (vote pour un parlementaire) et à un "party vote" (vote pour un parti). Le "MP vote" est le fait de voter pour un parlementaire donné parmi ceux qui se présentent dans le district électoral dans laquelle l'électeur vote. Le "party vote" est le fait de voter pour un parti se présentant à l'élection, cette liste étant la même pour tous au niveau national.

Les districts électoraux
Comme déja abordé, le nombre de districts électoraux Maori est de 7. La liste générale est elle scindée en 63 districts électoraux.
Prenons un moment pour aborder la façon dont les districts électoraux sont déterminés.
La règle de base stipule que tous les districts électoraux doivent contenir le même nombre d'habitants électeurs. Par décret, l'unité de base du découpage est le seizième d'île du Sud...Ceci signifie donc que tout district électoral contient un nombre d'électeurs égal au seizième du nombre d'habitants de l'île du sud inscrits sur la liste générale.
Cela signifie également qu'il est nécessaire de recalculer fréquemment les districts électoraux pour prendre en compte les flux migratoires (après le recensement et l'option électorale Maori). Pour simplifier le découpage, le nombre d'électeurs d'un district électoral peut varier de +-5% par rapport à son quota.

Le nombre de parlementaires non élus par un district électoral, appelés “List MPs”, est déduit du nombre de sièges au parlements et du nombre de disctricts électoraux et est donc de 50 actuellement (120 – 63 – 7 pour ceux qui n'ont pas suivi).

MMP
Pour ajouter à tout ça, le système Mixed Member Proportional est utilisé.

Et là, c'est le drame.

Les "electorate MPs" sont élus par le choix du "MP vote" dans un district donné. Les "List MPs" sont utilisés pour combler la différence entre le résultat du "MP vote" et le résultat du "Party vote" au niveau national, avec une barre minimum de 5%, sauf si le parti a gagné un district.
Prenons un exemple...
Grâce au "MP vote", le parti 1 a 25 députés, le parti 2 a 40 députés et le parti 3 a 5 députés.
Le résultat du "party vote" au niveau national est comme suit:
49% pour parti 1, 49% pour parti 2 et 2% pour parti 3.
Partis 1 et 2 ont droit à 59 parlementaires chacun (49% * 120).
Parti 1 ajoute donc 34 "List MPs" à ses 25 "electorate MPs".
Parti 2 ajoute 19 "List MPs".
Parti 3 a moins de 5% mais a gagné des districts, son "party vote" est donc pris en compte et il a droit à 2 parlementaires. Or il en a gagné 5 grâce au "MP vote", soit trois de trop. Son nombre de sièges n'est pas changé et le parlement a donc 123 députés.
Les deux concepts les plus importants ici sont que les sièges gagnés grâce au "MP vote" sont irrévocables et que un parti doit avoir au moins 5% de "party vote" ou 1 district électoral gagné pour être représenté au parlement.
Si un candidat sans parti est élu dans un district, les calculs relatifs au "party vote" se feront sur la base de 119 sièges attribuables.
Un "party vote" pour un parti ne dépassant pas les 5% et n'ayant pas gagné de district est considéré comme un non vote lors du processus d'allocation des sièges.
Chaque parti doit fournir avant les élections une liste publique ordonnée de "List MPs" qui sera utilisée dans ce processus.

Profitons de la fin de cette partie pour faire une première pause “références” relative à ce billet et au précédent.

Prochaine et dernière partie: les partis et les grandes figures du monde politique néo zélandais.

mercredi 1 octobre 2008

Elections (1/3)

Étant donné que nous devons voter cette année, on a besoin de comprendre comment ça marche les institutions néo-zélandaises. Du coup, je me suis dit que ça ferait un article pour le blog pour vous endormir au coin du feu (avec le wifi) en ces soirées d'automne approchantes.

Les institutions
Au niveau national, pas besoin de se compliquer la pensée dans le cerveau. Il n'y a qu'une institution: la chambre des représentants (ou parlement). Les membres du parlement (MP) sont élus au suffrage universel (avec un système bizarre vu de nos contrées que l'on verra plus tard). Le chef de l'Etat néo-zélandais est la Reine d'Angleterre. Elle est représentée par un gouverneur général.
Le fonctionnement du gouvernement néo-zélandais est basé sur le système dit "Westminster", en référence au parlement anglais, avec quelques modifications. Le gouverneur général désigne un premier ministre (PM). Il désigne une personne qui a la confiance du parlement. Le PM désigne les ministres. Le PM et les ministres doivent obligatoirement être des membres du parlement.
Il y a 120 membres dans la chambre des représentants, mais ce nombre peut varier à cause du système d'élection.

Au niveau local, la Nouvelle Zélande est séparée en 16 régions, pour un total de 73 districts, et Chatham Islands qui est un peu spécial. Les conseils régionaux sont en charge de l'environnement, du transport et de la défense civile (préparation des civils aux états d'urgence pour d'hypothétiques temps de guerre et catastophes naturelles moins hypothétiques). Les conseils de districts sont plus proches de l'équivalent d'une mairie.

Les textes
La Nouvelle Zélande n'a pas de constitution, uniquement le traité de Waitangi et l'ensemble des lois. On ne va pas s'attarder ici sur le traité de Waitangi parce qu'on peut écrire des livres entiers dessus. Pour faire très simple, le traité de Waitangi est le texte fondateur de la Nouvelle Zélande signé par la Reine et les différentes tribus Maori, plaçant la Nouvelle Zélande sous la "protection" de Sa Majesté la Reine.
Pour créer une nouvelle loi, le texte (bill) doit être présenté au parlement. Ce texte doit être approuvé trois fois par vote par le parlement. Ceci fait, le gouverneur général donne l'aval royal, qui n'a jamais été refusé jusqu'à présent en Nouvelle Zélande, et le texte devient une loi (Act).

La suite au prochain épisode...

mardi 12 août 2008

Le confort selon les kiwis

Certains en auront déjà entendu parler, et maintenant, on l'a testé pour vous : dans la maison kiwi moyenne, il fait froid et humide.

Mais comment se fait-ce donc ? Les kiwis sont-ils si nuls que ça en construction ?

Ben euh.... C'est à dire que.... Oui et non :)

1. La maison kiwi est en bois, avec des murs fins.
Le bois c'est facile, c'est pas cher et c'est fabriqué maison.

2. Les fenêtres kiwis sont en simple vitrage.
Là c'est pas tant une question de volonté que de prix. Le marché est tout petit ici, et il faut l'importer, le double vitrage. Du coup, au final, c'est 5 fois plus cher que le simple.

3. La maison kiwi n'a pas de chauffage.
Les kiwis, c'est des durs, ils mangent de la glace par 5°C, en short, en regardant tomber la pluie sur leurs tongs. Donc le chauffage, ça sert à rien.

4. La maison kiwi est humide.
Ben c'est qu'il pleuvrait un peu dans ce pays, quand même...

Et donc notre maison, elle répond bien à tous ces critères. Y en a un sur lequel on a quand même fait l'impasse : nos fenêtres ferment hermétiquement... Même si une collègue a tenté de me convaincre que c'est bien les fenêtres qui ferment mal, parce que ça permet d'aérer en permanence.

Mais faut avouer qu'on s'habitue en fait pas mal à tout ça.

Pour éviter d'avoir trop d'humidité, on ouvre les fenêtres régulièrement, voire on laisse des fois ouvert toute la journée. Evidemment, ça fait qu'il fait légèrement frisquet dans la maison. Mais pour ça, on a des radiateurs électriques, à huile. Ca chauffe plutôt bien, mais que dans la pièce où est le radiateur.

Et puis de toute façon, chauffer bien, ça sert à rien, vu que la chaleur finira toujours pas s'évaporer par les murs ou les fenêtres.

Et puis aussi, c'est ça, ou bien on a du "mould", une sorte de moisissure très envahissante. On n'a pas respecté ces règles la première semaine, et on a eu une invasion sur les plafonds et les rideaux, du coup maintenant on se paye de tout nettoyer. Le rêve...

Enfin bon, on a gagné plein de points d'XP, et la prochaine étape, c'est d'acheter un vrai déshumidificateur électrique. Au moins on n'aura plus à laisser ouvert toute la journée.

En prime, voilà des photos de notre salon et de notre bureau, maintenant que c'est installé.

samedi 7 juin 2008

Bonne année !

Joyeuse Matariki ! Le temps est venu de célébrer la nouvelle année Māori.

Pour ceux qui trouvent ça bizarre de fêter la nouvelle année en juin, en fait c'est très logique. Dans l'hémisphère nord, c'est en janvier, donc en hiver. Ici c'est pareil, c'est en hiver.

Matariki, c'est le nom Māori de l'amas ouvert des Pléïades (M45 pour les intimes), qui disparaît momentanément du ciel en mai et revient en juin. C'est le moment où on pleure ceux qui sont morts pendant l'année, et où on prépare les projets de l'année à venir. Dans les anciens temps, l'apparence de l'amas annonçait un hiver froid ou plus doux, et le mois des semences était choisi en fonction.

Comme beaucoup d'autres sujets chers aux Māori, Matariki a failli disparaître, n'ayant pas été célébré entre 1940 et 2000, et a été rescussité par la volonté populaire, aidée par le gouvernement. Depuis, ça a bien pris, et plein d'endroits organisent des festivals qui durent un mois entier (dont Te Papa, évidemment).



Pour plus d'informations sur Matariki:
> Matariki sur Te Ara, l'encyclopédie de la Nouvelle Zélande
> Matariki sur le site de Te Papa
> Matariki sur le site Tai Tokerau Tourism

vendredi 9 mai 2008

Le code de la route, version kiwi

Niveau conduite, les Français sont plutôt bienvenus ici : on a le droit de conduire pendant un an avec juste notre permis français. Pas besoin de permis international non plus parce que le permis de conduire français est compréhensible par des anglophones.

Approchant tout doucement de l'année de séjour, on s'est dit qu'il serait temps qu'on fasse les démarches nécessaires pour avoir un permis kiwi, même si on n'a toujours pas de voiture. Bonne nouvelle, on a besoin de passer que le test théorique. Donc direction le site de Land Transport NZ pour faire des questions et nous entraîner.

Et une fois de plus, les kiwis montrent leur grand sens de l'humour.

Et là, vous vous dites, ils ont de ces idées, ces kiwis... Mais en fait c'est la bonne réponse ^_^

Le truc louche, c'est qu'on n'a pas encore trouvé de question piège... On est au pays des Bisounours ou quoi ?

mardi 1 avril 2008

Benzylpiperazine

...Pleins de points au scrabble !
Parlons drogue un peu. Ici il y a ce qu'on appelle les party pills qui sont en vente libre, voire même ont leur magasin dédié.
Les party pills, c'est des pilules avec des ingrédients mystérieux dedans et qui font rire...ou pleurer.
Avant aujourd'hui, ce qui est au moins sûr, c'est qu'il y avait de la Benzylpiperazine dedans, qui était le principal ingrédient du mélange euphorisant.
La BZP a aussi été utilisée sur le marché illégal pour produire de la fausse drogue à bas coût.
Apparemment, l'effet est assez proche des amphétamines.
La BZP est bannie à partir d'aujourd'hui en Nouvelle-Zélande...

Les noceurs accrocs aux Party Pills se sont donc jetés sur les soldes des 15 jours avant l'interdiction (type 1/20ème du prix quand même) et les produits restants vont partir pour le Canada, où la BZP est encore autorisée.
Seulement voilà, vous pensez bien que les producteurs et distributeurs de BZP ne vont pas rester les bras croisés et fermer la boutique. Des pilules "BZP free" arrivent donc sur le marché.
Mais s'il n'y a pas de BZP, qu'y-a-t'il donc dedans ...? Réponse RIEN. Ou plutôt, on sait pas, parce que les fabricants n'ont pas obligation d'indiquer le contenu de leurs pilules sur les boîtes. Mais encore plus magique, ils n'ont pas obligation de tester leurs produits ! On a donc eu droit à une belle interview d'un fabriquant de ces nouvelles pilules aujourd'hui qui donnait en substance :

  • Qu'y-a-t'il dans vos nouvelles pilules ?
  • Euh, que du naturel.
  • Comment les avez vous testées ?
  • J'en ai pris deux et je suis pas mort, donc ça doit pas être mortel...

Bienvenue chez les champions !

vendredi 21 mars 2008

Le classique selon les kiwis

Ce week-end, gero et sa chère et tendre sont à Wellington pour profiter de notre week-end de 4 jours national. Du coup, on a loué une voiture pour aller se promener dans la région. Du coup, on a un auto-radio et on écoute la radio dans la voiture. Et du coup, on a découvert la station de radio qui s'appelle "Classic". Ben ici, Radio Classique, ça passe tous les grands classiques du rock et du hard-rock !

Décidément, j'aime ce pays :-)

Et juste pour faire plaisir à Juju, voilà une autre histoire de noeuf:

mercredi 12 mars 2008

De l'art et de la manière

En ce moment c'est le Wellington International Arts Festival.
C'est un espèce de joyeux foutoir artistique qui dure du 22 Février au 16 Mars avec du théâtre, de la dance, de la musique, du cirque et diverses animations...
C'est un festival bi-annuel, pas la peine de viser les dates donc pour ceux qui viennent en 2009.
Un petit compte rendu de ce qu'on a vu:

  • Writers and Readers Month : il y a des cartes postales sous verre sur le quai devant Te Papa. A priori, n'importe qui a écrit dans ces cartes...du coup ce que j'ai lu va du moyennement intéressant au pas intéressant...M'enfin ça occupe une petite pause au soleil sur le quai en rentrant du travail ou du foot.
  • Body Movies : des images de personnes plus ou moins connues projetées sur un mur extérieur de Te Papa. On peut aussi se mettre devant les projecteurs et faire les cons. On retentera Samedi soir, ça sera certainement plus fun...
  • Glow : un spectacle de danse assez original. Les spectateurs sont placés sur deux rangées faisant le tour d'un rectangle blanc. Une danseuse fait de la "danse allongée" sur ce fameux rectangle et des effets vidéos assez psychédéliques sont affichés dans le carré (effets temps réel calculés à partir des mouvements de la danseuse). L'effet technique est sympa, mais on se lasse vite à la longue...et pourtant c'est pas long (20mn) ! On y est allé parce qu'on avait lu un article qui disait que ça faisait peur aux enfants. Au final, moyen et cher (plus d'un dollar la minute).
  • Green Fire Islands : un mix de musique maori et irlandaise avec pleins d'instruments plus ou moins débiles, de la danse et du chant. Un tempo zen ou rapide suivant les chansons, des maoris qui dansent à la charlie chaplin sur de la musique gaëllique, un planche de surf entre deux fils qui fait vroom vromm, une flûte qui fait l'oiseau quand on souffle dedans, une cornemuse magique qui fait tous les sons du monde, deux bouts de bois qui font un bruit de goutte d'eau qui tombe, de la musique irlando-maori et inversement, des filles toutes nues en pagne, des belles lumières et j'en passe...Bref, on a adoré.

Voilà pour l'activité culturelle par ici...et si jamais un jour Green Fire Islands passe en Europe (pas prévu pour le moment), profitez-en.

vendredi 7 mars 2008

Ils sont fous ces maoris...

Voici une petite histoire parue aujourd'hui dans les news qui fait se poser de grandes questions sur le poids de la culture, des fois...

http://www.stuff.co.nz/4428665a6479.html

Pour les non-anglophones, voici un petit résumé. Durant les 7 derniers mois, trois cercueils ont été volés avant leur enterrement par des proches ou moins proches des personnes décédées, maoris. Les voleurs de cercueil souhaitaient les enterrer auprès de leurs ancêtres, donc sur leur lieu de naissance comme le veut la coutume maori. Le hic, c'est que cette coutume s'oppose dans certains cas aux souhaits de la famille du mort, et parfois même aux souhaits du mort lui-même.

Le gouvernement a demandé l'assistance de la Law Commission pour trouver une réponse à ce problème. Ils ont annoncé que ça n'arriverait pas avant dans quelques mois (donc probablement pas avant les élections de cette année). Mais le plus surprenant, c'est le dernier commentaire : "C'est inacceptable que quelqu'un puisse accéder à un cercueil et le voler aussi facilement." (c'est un peu adapté, je sais)

Comme si le débat était sur la sécurité des convois mortuaires...

jeudi 28 février 2008

Merci NZ Post...

Un petit rapport aujourd'hui sur les recommandés avec accusé de réception. Notre voisin vient de nous donner notre recommandé après s'être fait boulétiser par un postier qui voulait absolument s'en débarrasser (apparemment il est passé 3 fois mais on n'était pas là), du coup, c'est le voisin qui a signé l'accusé de réception. Bravo la fiabilité !

En plus de ça, visiblement, deux de nos colis de Noël ne sont pas arrivés à leurs destinataires, ce qui, sur 12 colis, fait du 17%. Pas terrible terrible :/

mardi 29 janvier 2008

La culture du kiwi

Je vais profiter d'une campagne publicitaire de NZI (aka New Zealand Insurance) pour vous faire un petit panoramique d'icônes culturelles du pays, et faire ma propre culture, par la même occasion ;)



Donc commençons l'explication de texte :

Let's face it, New Zealand, everyone stealing your stuff.

- Phar Lap horse : Né sur l'île du Sud en NZ, ce cheval de course a couru toutes ses courses en Australie. Du coup, il est révéré en Australie, et en Nouvelle-Zélande. Te Papa expose son squelette et le Victorian Museum en Australie expose le reste... > Infos sur Wikipedia <
- Dragon : Groupe né dans le début des années 70 à Auckland. Ils sont signé en 1975 avec une major australienne qui les a lancés sur la piste du succès. > Infos sur Wikipedia <
- Split Enz : Pareil, un groupe né en Nouvelle-Zélande début des années 70, qui a émigré en Australie en 75 puis à Londres dans les années 80. Spa original, tout ça... > Infos sur Wikipedia <
- Crowded House : Ben euh... en fait, le groupe a été formé en Australie. Par contre, le leader était néo-zélandais. Ca compte ? :p > Infos sur Wikipedia <
- Rachel Hunter : Une top-model kiwi qui s'est mariée avec Rod Stewart (British) avant de se taper Robbie Williams (British aussi)... Si si, j'ai dû chercher pour trouver qui c'était ! Pour la peine, voici les infos sur > whodatedwho.com <, non mais !
- Kirituhi maori : Ca, c'est les tatouages maori. Et c'est encore Robbie Williams qui s'est fait tatouer un kirituhi sur le bras gauche. > C'est quoi au juste ce kiritrucki ? <
- Wright brothers : Les gens pensent que les frères Wright ont effectué le premier vol en avion en 1903, mais en fait, ils ont fait le premier vol médiatisé. En 1902, un certain Richard Pearse avait déjà réussi à voler, mais ça n'a été publié qu'en 1907... L'avait qu'à pas habiter au bout du monde ! > Skissa Richard Pearse ? <
- Shania Twain : Cette gente dame a acheté une belle propriété dans l'Otago sur l'île du Sud, devenant ainsi la nouvelle coqueluche temporaire des kiwis (en 2004).
- Star Wars : Bon, pour celui-là, je vous laisse aller vérifier sur la liste des acteurs (de l'épisode 3) > sur imdb.com <
- Coutts and Butterworth : Après avoir participé au succès de la NZ pendant la coupe de l'America 2000, les deux acolytes ont décidé de partir pour Alinghi, l'équipe Suisse. Je vous laisse deviner qui a gagné la fois suivante ;) > Toute l'histoire sur le NY Times <
- Bullrush : Petit nom du British Bulldog, un jeu largement pratiqué dans les cours d'école qui a été banni il y a quelques années pour raison de trop de violence. > Voir les règles sur Wikipédia <
- Cullen : Christian Mathias de son prénom, a été un All Black de 1996 à 2002 et a quitté la terre natale pour aller voir chez les Irlandais s'il y était en 2003. Vous n'allez pas échapper à > sa biographie sur allblacks.com <
- Graeme Bachop : Autre All Black, parti au Japon en 1987. Le Japon a d'ailleurs l'air d'avoir pris un abonnement chez les All Blacks. Ils en empruntent régulièrement.
- Spencer, Marshall and Mehrtens : Et encore trois ! Eux sont partis chez les British, beaucoup moins exotique...
- Electric fence : Le concept de clôture électrique n'est pas kiwi, mais on est arrivés tôt dans la course. Monsieur Gallagher en a produit une version pour sa ferme en 1937, et en 1962, un certain Doug Phillips a inventé la clôture moderne, toujours utilisée. Le seul petit détail, c'est que c'est Gallagher qui est crédité pour cette dernière parce qu'il a acheté le brevet en 1969...
- Pavlova : malgré son nom russe, c'est bien un dessert kiwi dont les Australiens essaient de piquer la paternité. Bon c'est vrai que c'est logique, on l'a trouvé dans un magazine kiwi en 1929, dans un bouquin autralien en 1935... Les Australiens avaient juste eu l'idée avant, mais ils avaient oublié de l'écrire. Soit dit en passant, c'est plutôt bon, ce petit truc :) > Tout sur la Pavlova sur Wikipédia <
- Spreadable butter : La Nouvelle-Zélande a inventé le beurre tendre et l'a commercialisé en 1991. A l'origine, ce beurre était fait totalement à partir de beurre concentré, mais progressivement, ils ont ajouté de l'huile de colza à la mixture, ce qui fait qu'aujourd'hui, ceux qui fabriquent du "vrai" beurre tendre, c'est les Canadiens...
- Dame Kiiri : chanteuse d'opéra. Comme tous les gens avec un brin de talent, elle s'est bien exportée, mais elle reste quand même avec un pied au bercail, et est la patronne d'un des projets de Te Papa, le > Kereru Discovery Project<

Mais ils ont pas dit le plus intéressant. NZI est une filiale d'IAG, groupe d'assurances... australien :D

mercredi 31 octobre 2007

Ah bah bravo...

Je presque-inaugure cette nouvelle catégorie appelée sobrement New Zealand avec une nouvelle assez étrange pour nous autres, issus des banlieues chaudes d'Evry : Le mois dernier, il y a eu 350 cambriolages dans la ville d'Hamilton.

Dans la moitié des cas, les maisons n'étaient pas fermées à clé...

mardi 21 août 2007

Les joies de l'importation en Nouvelle-Zélande (2ème partie)

Ca y est, nos malles sont arrivées ! Et je fais une pause de déballage pour écrire ce deuxième post qui sera plus spécialisé dans l'envoi de "bagages non accompagnés", autrement dit, l'importation, la vraie, la pure et dure.

La première chose à choisir, c'est le moyen de transport : bateau ou avion. Le seul critère à regarder est le volume. Pour des petits volumes (<2m3), l'avion sera le moins cher. Pour des volumes entre 2 et 4 m3, les prix seront relativement équivalents, et là c'est le confort qui va primer. Au dessus de 4m3, le bateau est moins cher.
Pour les temps de transport, compter une petite semaine pour l'avion, et 5 semaines pour le bateau (ça varie en fonction des compagnies). Les deux sociétés qui ont l'air pas mal sur le marché sont SDV et Bagages du Monde. Nous on est passés par les deuxièmes. Je trouvais qu'ils expliquaient super bien tout ce qu'il y a à faire.

Pour le transport en lui-même, il faut donner le nombre de colis envoyés et une estimation de leurs poids et volume, qui sera affinée le jour de l'envoi. En fonction de ce qui est envoyé, on peut demander que le tout soit mis sur des palettes. C'est ce qu'on a pris, comme ça on est sûrs que ça voyage en transpalette et que ça se fait pas balancer dans tous les coins. L'entreprise de fret demandera une description plus ou moins détaillée de ce qui est dans les malles. Elle peut prendre en charge le dédouanement et même faire une livraison à domicile à l'arrivée. Mais vu les prix qu'ils pratiquaient au départ, c'est pas ce qu'on a choisi.

A l'arrivée, si on a choisi de tout faire soi-même, c'est là que ça devient sport.

1ère étape : le Ministère de l'Agriculture et des trucs de la forêt. Eux, ils vont vérifier que tout ce qu'on a dans les malles ne représente pas de danger pour la faune ou la flore de l'île. Ils contrôlent donc tout objet en bois (susceptible de contenir des termites et autres copains), tous les objets de sport "sales" et toute denrée alimentaire. Ils ne font pas payer très cher, mais ils font payer au nombre de colis à inspecter, donc veillez à regrouper tous vos trucs suspects dans le même colis si c'est possible. Et il faut les appeler pour vérifier qu'ils ont bien fini leur inspection, parce que des fois ils oublient.

2è étape : les douanes. Eux, ils vont vérifier trois choses : que vous n'amenez pas d'armes sans permis, que vous n'amenez pas de contenus pornographiques "dégradants" (genre zoophilie et autres joyeusetés pas légales), et si c'est de l'importation à titre personnel, que vous n'avez pas l'intention de vendre ce que vous importez.

Dans les deux cas, ils vont ouvrir les colis et les refermer soigneusement. Ils sont même presque forts en Tetris, mais quand même pas autant que moi parce qu'ils ont pas réussi à refermer certaines malles... Le fait de donner un inventaire précis de tout ce qu'on amène avec toutes les spécificités qu'ils recherchent va beaucoup les aider dans leur travail et ils vous aimeront bien après (comment ça, tout le monde s'en fout ? >_<).

Enfin, quand vous avez votre biosecurity clearance et votre customs clearance, vous pouvez aller chercher vos colis et les ramener chez vous.

samedi 18 août 2007

Les joies de l'importation en Nouvelle-Zélande (1ère partie)

A défaut d'avoir récupéré nos malles, voici un petit guide pratique sur tous les déboires qu'on peut rencontrer lors de l'importation de biens en Nouvelle-Zélande.

La première chose à savoir, c'est que tout ce qui arrive en Nouvelle-Zélande passe aux rayons X, que ce soit vos bagages à l'aéroport, les colis qui arrivent par la poste, ou les divers colis et bagages envoyés par fret. Il vaut donc mieux être au courant de ce que détectent les rayons avant de tenter de dissimuler quoi que ce soit...

Voici une petite liste de tout ce qui doit être déclaré à l'importation, quel que soit le moyen :
- produits naturels : fruits, légumes, graines, ou objets fabriqués en bois.
- équipement de sport : chaussures de foot, vélos, tentes, équipement de pêche, etc., en gros, tout ce qui peut être en contact avec de la terre ou de l'eau.
- argent et objets de valeur
- armes : que ce soient des armes blanches ou armes à feu.

Dans la liste des produits interdits, on trouve les sheeshas et autres pipes qui peuvent être utilisées pour fumer des substances illicites. Le reste, c'est du classique.

Quand on arrive en avion, ça se passe plutôt bien. On a une déclaration à remplir où on dit si on apporte des produits naturels ou des produits de sport "sales", et si on en a, selon ce que c'est, ça peut aller vite. Par exemple, j'ai emmené mon vélo avec moi. La madame m'a demandé si je l'avais bien nettoyé, j'ai répondu oui, et je suis sortie. Pour la déclaration comme quoi on a des objets de valeur, je sais pas trop à quoi elle sert. J'avais répondu que oui j'en avais sur moi, et ils m'ont strictement rien demandé...

Quand on envoie par la poste, je sais pas vraiment comment ça se passe. Je pense qu'il n'y a pas de déclaration, et que du coup ils se fient exclusivement aux rayons X, mais c'est à vérifier...

Quand on envoie par fret, les boîtes qui le font demandent à ce qu'on donne une description du contenu.

Il va bientôt être l'heure d'aller au resto, alors vous aurez la suite au prochain épisode ;)